les petits etres et leurs legendes

 

Les fées de broceliande

Au 5ème siècle, l'Argoat couvre toute la Bretagne d'une forêt de chênes et de hêtres dont Paimpont est l'ultime vestige important.

C'est aussi le refuge de populations encore païennes imprégnées de traditions nordiques.

Les migrations bretonnes des 7ème et 8ème siècles vont poser sur ce substrat de vieilles croyances des légendes d'outre-Manche.Les moines du 9ème siècle vont intégrer ces mythes anciens à la religion chrétienne pour mieux propager leurs doctrines. Au 12ème siècle, Chétien de Troyes, un des nombreux auteurs du roman courtois, reprend la matière de Bretagne pour faire de la forêt le cadre des exploits de ses héros et invente Brocéliande dans "Perceval ou le conte du Graal" Wace a séjourné en forêt de Paimpont est s'est sans doute inspiré de ces lieux (la Fontaine de Jouvence, Comper) au fur et à mesure de ses promenades pour associer ses récits à ces lieux magiques.

 

La forêt de Brocéliande comme l'île d'Avalon est partout et nulle part

Cependant, c'est en forêt de Paimpont que la rencontre semble entre la légende et Brocéliande semble se faire.

La Forêt de Brocéliande fût le domaine privilégié des légendes celtiques chantées par les poètes du Moyen-Age:

La Fée Viviane a séduit l'Enchanteur Merlin à la fontaine de Barenton,

Morgane a emprisonné ses victimes au Val sans retour,

Le chevaliers de la table ronde se sont rassemblés dans ce haut lieu de l'imaginaire breton.

Si la forêt de Paimpont n'en est qu'un vestige, elle reste avec ses brumes et ses eaux dormantes, un lieu plein de mystères.

Brocéliande est alors située en Bretagne, sans que l'on puisse lui attribuer un emplacement précis.

Ce n'est qu'au 19ème siècle, que la forêt du Graal est identifiée au plus grand domaine forestier breton.

Les aristocrates et érudits locaux, en quête d'identité régionale et d'origines celtes, s'emparent de la forêt de Paimpont pour en faire un haut site de légendes .

Une gorge impénétrable est choisie pour désigner le Val sans retour, un étang devient le Miroir aux fées. La Fontaine de Barenton est identifiée.

Il reste que c'est à parcourir les sentiers de la forêt bretonne, pour découvrir les vallonnements feuillus où s'accrochent et se déchirent des écharpes de brume, même sous le soleil estival, que l'on peut le mieux ressentir au fond de soi, encore aujourd'hui, cette remontée des plus anciens archétypes de l'âme humaine qui devaient avoir les visages de Merlin et Viviane, d'Arthur et Morgane, Guenièvre et Lancelot.

le Château de Comper : quatre tours du 16ème siècle et un château du 19ème siècle occupent l'emplacement de la résidence de Viviane. le château se mire dans le très bel étang où Viviane aurait élevé Lancelot.

"Il suffit de s'être attardé sur ses rives par un beau soir d'été pour comprendre que l'image du château en son miroir baigné de la clarté crépusculaire, ait suffi à évoquer le castel de rêve que Merlin aurait suscité pour Viviane au fond des eaux".

Le lac

dans ce lac, il y a un rocher qui abrite un palais somptueux. Sous la surface du lac, s'étend un pays féérique . C'est un pays sous les eaux, accessible aux humains lorsqu'ils y sont invités par les habitants de l'Autre Monde.

C'est là que réside la Dame du Lac, au milieu d'une multitude de femmes, toutes aussi belles les unes que les autres.

 

Les Korrigans

Les Korrigans sont laids, d’aspect repoussant et grotesque. Ils sont habituellement de petite taille mais ont le pouvoir de s’enfler jusqu’à devenir de taille monstrueuse, ce qui fit croire aux humains qu’ils étaient les fantômes des antiques géants.

Le Peuple des Korrigans est employé a garder les trésors des collines. Mais ce sont aussi d’infâmes bandits, des voleurs accomplis, des vandales parfois dangereux. Ils sont capables de piller les demeures des humains, d’enlever des enfants (laissant en échange un horrible bébé korrigan), de provoquer des tornades qui peuvent détruire les champs, de flétrir les récoltes et de faire toutes sortes de tours pendables.

Les lutins et les gnomes qui abondent en Bretagne se nomment ici korrigans, farfadets, korrils ou poulpiquets. Toujours d’allure humaine et de toute petite taille, ces créatures se révèlent parfois capricieuses et facétieuses. Ils sont toujours prêts à vous entraîner dans leur sarabande et sont partout. Peu actifs en hiver, ils se calfeutrent sous terre ou au creux des arbres ; aux beaux jours, ils deviennent familiers et farceurs, menant parfois grand bruit, la nuit, pour effrayer l’habitant.

Les korrigans, “danseurs de nuit” de l’île d’Ouessant invitent les passants à se joindre à leur ronde sur les falaises en leur promettant des trésors. Celui qui accepte doit planter son couteau en terre ; puis, il faut qu’en suivant la danse, il rase le couteau à chaque tour sans le dépasser. S’il réussit, les lutins lui accordent sa demande quelle qu’elle soit.

Robert HUNT dans Contes populaires de l’Ouest de l’Angleterre a noté cette histoire d’une vieille femme chez qui une bande de korrigans se retrouvait chaque nuit pour se partager le butin. Chaque fois, les voleurs laissaient à la vieille femme une pièce de monnaie pour avoir utilisé sa maison, mais elle en voulait plus encore. Un soir elle mit sa chemise à l’envers puisque les vêtements portés ainsi valent aussi bien pour éloigner les esprits que le fer ou l’eau bénite. Ainsi elle s’empara de tout le produit de leurs vols.

De ce jour elle souffrit de mille tourments chaque fois qu’elle enfila sa chemise.

 

L’avare sur la colline

 

Il est une colline des Cornouailles, appelée Grump, près de Saint-Just connue comme le rendez-vous des efles. On les voit se réunir dans des vêtements de fête pour danser faire ripaille et composer de la musique.

Bien que les esprits répugnent à toute intrusion en leur domaine, les spectateurs courtois étaient bien accueillis et même quelques fois recevaient de menus cadeaux non sans valeur.

Il y avait un vieil avare qui pensait tirer bénéfice de ces réjouissances. Il partit un soir dans l’intention de voler tout ce qu’il pourrait au petit peuple. Aussitôt sur la colline il entendit la musique bien qu’il ne pût rien voir. A mesure qu’il montait le son s’amplifiait et, soudain, le sol s’ouvrit sous ses yeux. Il en sortit un essaim de petits personnages, un groupe de musiciens, une troupe de soldats et une horrible bande de Korrigans, les gardiens des collines et des trésors de Cornouailles. Le vieil homme hésita un instant, mais la peur le quitta bientôt, car il était bien plus grand que tous ces esprits.

Pendant ce temps la colline toute entière s’était illuminée de millier de joyaux accrochés aux brins d’herbe. L’avare ouvrit de grands yeux émerveillés devant les tables garnies de la plus belle argenterie incrustée d’or et de pierres précieuses.

Puis la cour des Elfes apparut dans toute sa splendeur : les princes et les princesses des fées s’avancèrent jusqu’à la grande table, la plus somptueusement décorée. L’avare voulut se jeter sur toutes ces richesses. Il s’aperçut trop tard que les Korrigans avaient lancés sur lui des cordes étincelantes et qu’ils ne le quittaient pas du regard.

Soudain tout fut plongé dans le noir. Le vieil homme se sentit bousculé, percé de toutes parts et pincé de la tête aux pieds. A l’aube, notre avare se retrouva les quatre fers en l’air au pied de la colline, couvert de toiles d’araignées humides de rosée …

 

 

Sur les landes du soleil levant

On raconte l’histoire d’une rencontre entre des contrebandiers et des esprits, au cours de laquelle les Korrigans jouèrent un rôle beaucoup plus effrayant. Une petite bande de contrebandiers descendit un soir à terre près de Long Rock, en Cornouailles.

Ils déchargèrent tout le butin de leur barque, gagnèrent la ligne de plus haute marée et trois d’entre eux partirent s’occuper de vendre leurs marchandises tandis que les trois autres, parmi lesquels se trouvait Tom Warren de Paul, connu comme l’un des plus hardis contrebandiers de son temps, s’allongèrent pour prendre du repos.

A peine furent-ils assoupis qu’ils furent réveillés par des sifflets perçants mêlés de tintements. Croyant que c’étaient là des jeunes gens venus faire la fête, Tom se leva pour les chasser. Il monta sur une dune un peu haute et vit à quelques pas de lui, dans un creux de dune, toute une troupe de gens vêtus de couleurs vives, pas plus hauts que des poupées, qui sautaient et dansaient à la lueur d’une multitude de lampes.

Sur un tertre au milieu des danseurs, un groupe petits vieux, tous barbus, soufflaient dans des harmonicas, tapaient sur des cymbales et des tambourins, jouaient de la guimbarde et soufflaient dans des pipeaux de roseaux.

Les petits hommes étaient tous vêtus de vert avec des bonnets rouges et leurs barbes se trémoussaient en mesure. Tom s’amusa beaucoup du spectacle et ne pu s’empêcher de leur crier : « Faut-il vous raser – faut-il vous raser, vieux crânes rouges ? » Il les héla ainsi deux fois et se trouvait au point de recommencer quand tous les danseurs, et des centaines d’autres qu’il n’avait pas vu, coururent se mettre en rangs, armés d’arcs et de flèches, de lances et de frondes. Aux sons d’une marche militaire, les Korrigans s’approchèrent, grandissant à mesure qu’ils avançaient. Leur aspect redoutable effraya tom au point qu’il s’enfuit prévenir ses compagnons, les sortit de leur sommeil et leur cria de remettre la barque à flot sous peine de mort. Alors qu’ils couraient vers la mer, il leur tomba sur le dos une pluie de cailloux « qui brûlaient comme des charbons ardents ». Ils avaient si peur qu’ils gagnèrent le large avant d’oser se retourner, sachant pourtant qu’ils étaient en sûreté car nul korrigan n’irait mettre le pied dans la mer.

Quand ils purent jeter un regard vers la côte, ils virent une armée de créatures les plus laides qu’on puisse imaginer. Alignées sur la rive, elles faisaient toutes sortes de gestes menaçants. Enfin à l’aube, on entendit approcher des chevaux, et le petit peuple disparu dans les dunes.

 

les elfes

Leurs origines sont nordiques et plus précisément celtiques, comme la plupart des mythes.

Leurs origines varient en fonction des pays.

Par exemple, en Island ils sont considérés comme des enfants d’Eve, des enfants cachés.

Et les elfes celtiques sont de toute petite taille (ne dépassant pas les 20 cm).

Mais ils sont tous d’accord pour dire que se sont des êtres de lumière (hormis les elfes noirs bien sur).

Leur civilisation est dense, et ce sont des guerriers magiciens, très habiles.

 

Leur magie est associée aux éléments ; vent, terre et eau.

C’est pour cela qu’ils peuvent voler, nager ou vivre sous terre,

mais ils sont toujours en osmose avec la nature.

 

Très friands de bijoux ils les confectionnent eux même mais sont attirés plus par le métal que par des pierres. Leur société est plutôt royaliste que démocratique, un roi par peuple, considéré comme le leader au combat.

La plupart du temps ils sont représentés par des femmes, car cette race est considérée comme une race pure et gracieuse, mais ils peuvent être homme ou femme. Dans cette civilisation les deux sexes combattent avec leurs magies.

On les confond souvent avec les lutins, les gnomes ou les nains, mais se sont des êtres bons (à part les elfes noirs) qui défendent la nature.

Les elfes noirs ou elfes de la nuit sont considérés comme des êtres du mal. On connaît mal leurs origines ainsi que leurs motivations. Dans les contes de mythologie, ils sont souvent représentés avec de longs cheveux blancs, une peau brune des yeux rouges mais suivant leurs origines ils peuvent être soit très beaux ou soit très laids.

 

On a longtemps cherché à découvrir la langue des elfes.

Un écrivain Britanique (Tolkien) s’est penché sur le fait de créer le language des Elfes, qu’il nomme haut-elfique ou quenya.

Il compose un premier ouvrage linguistique sur cette langue en 1917, la Qenyaqetsa.

De nombreux ouvrages ont été édités sur se sujet. On retrouve aussi les elfes dans les contes fantastiques

 

les fées de bretagne

Féminines, belles et légères, innombrables, diverses de forme et de taille, d’attributs et de pouvoirs, on connaît leur baguette magique et leurs anneaux. Elles se montrent, en général, savantes et protectrices, secourables aux hommes et attentives aux enfants ; certes, il en est de maléfi ques, proche des sorcières. Maîtresses du destin,

elles disposent d’une immense capacité d’illusion, au point que l’on appelle un mirage, fata morgana, la Fée Morgane.

Demi-soeur du roi Arthur, élève de Merlin et experte en magie, délaissée par Lancelot, trahie par le chevalier Guyomard, elle se venge et emprisonne à jamais les amants infi dèles dans le Val sans Retour, en forêt de Brocéliande.

Mais un jour, les fées auraient été chassées de

Brocéliande pour un motif oublié. Elles pleurèrent tant de larmes que se créa une mer intérieure, le Golfe du Morbihan. Elles y jetèrent leurs couronnes de fleurs qui donnèrent le jour aux 365 îles du golfe. Trois couronnes s’aventurèrent jusqu’à l’océan pour former Houat, Hoëdic et la plus belle, celle de la reine des fées, Belle-Ile.